Le jour où je me suis oubliée ...

novembre 06, 2017


Sur ce blog, nous avons plusieurs fois mentionné ce verbe  : "s'oublier" sous-entendu se laisser à l'abandon, ne plus se donner d'importance, ne plus prendre soin de soi, ne plus s'aimer ou tout simplement ne plus se regarder, ne plus s'estimer...


Nous avons posé la questions à plusieurs femmes sur les raisons de cet oubli. Sur le pourquoi, sur ces événements qui font qu'on préfère devenir invisible et où l'on s'oublie en tant que femme ou qu'être humain....

Il n'y a pas une seule raison, pas une seule histoire. S'oublier a des raisons multiples, variées et parfois surprenantes.

Et vous, vous êtes vous déjà oubliée ? Dites-nous pourquoi !



J'étais tellement occupée à le surveiller, le traquer que je me suis totalement délaissée pour assouvir ma jalousie. Et plus il regardait d'autres femmes apprêtées, plus je crisais et moins je prenais soin de mon apparence. Mon estime de moi baissait jusqu’à ce que je finisse par me détester, le détester, nous détester. J'ai fini par consulter un psy, le quitter et me reconstruire. Aujourd'hui je suis heureuse. J'ai rencontré un autre homme. Je lui fais confiance et surtout je ME fais confiance !
Nolwenn, 42 ans

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Quand ma sœur est tombée malade, j'avais 22 ans. Plus rien d'autre ne comptait que sa santé, son bonheur et surtout je voulais qu'elle oublie sa maladie. J'ai posé toute mon énergie dans sa rémission. Ensemble, on s'est battue. On a fini par gagner. Pendant ces 4 années de combat acharné, ma vie est restée entre parenthèses. J'ai raté la fac, je portais toujours les mêmes vêtements et les miroirs m'étaient invisibles. Aujourd'hui avec le recul, peut être que j'aurais fait différemment. Mais cela en valait la peine. Ma sœur va bien désormais.
Lola, 29 ans

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Mon boulot. Une dingo ! je vous le dis ! Réussir, réussir, réussir. Voilà ce que je voulais. Pour le coup oui, j'ai réussi. A 28 ans, je dirigeais déjà une équipe de 30 commerciaux. Mais à quel prix ? Pas de vie sociale, pas de petit ami, pas de loisirs... pas de rires. Autocentrée sur ma réussite, je suis passée à côté de la naissance de ma nièce, de ce beau brun qui me faisait les yeux doux, de bons moments entre amis et surtout j'étanchais mon manque d'assurance par le besoin d'être "meilleure que les autres". Je crois que j'ai choisi le mauvais cheval. A 30 ans j'ai craqué. J'ai tout plaqué. 5 ans plus tard, ma vie va mieux. J'ai pris conscience de mon corps et de mon âme grâce au yoga... et je suis devenue prof de yoga !
Aurélie, 35 ans

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La routine, les enfants, le manque de temps. Je dirais que ce sont les principales raisons qui ont fait que je me suis mise de côté. 15 ans d'amour. Je crois qu'inconsciemment je me disais que rien ne changerait. 2 enfants assez rapprochés en âge. Et puis la vie. Celle qu'on laisse décider pour nous. Je n'ai pas réfléchi et je me suis oubliée ainsi... Je ne sais pas si je suis heureuse. Je fais avec.
Perrine, 32 ans

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L'ennui. Voilà mon principal ennemi. (Avec la raclette aussi) Au chômage, j'ai vite déchanté devant les réponses négatives. Avenir bouché qu'on m'avait dit. Well done. Sortie d'études et pas de job. Je me suis réfugiée dans la bouffe. Toujours partante pour une sortie, du moment que ça me divertissait de mon quotidien ! Et puis je me disais : "bof journée pourrie un peu de comfort food, j'ai le droit ! " Je n'ai pas vu les kilos arriver, ma confiance dégringoler et ma mauvaise image de moi se pointer. 6 mois plus tard, j'avais pris 12 kg. Ma meilleure amie m'a secouée. J'ai pris un job alimentaire mais au moins j'avais l'impression d'être utile. 2 ans plus tard, je ne fais pas le travail de mes rêves mais j'ai regagné confiance en moi. J'ai des responsabilités professionnelles, j'apprends continuellement et ... j'ai réduis le fromage fondu aussi :)
Sarah, 27 ans

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Jamais personne ne m'a fait de compliments. Petite déjà mes parents passaient leur temps à me comparer. A mes soeurs, à mes copines, aux enfants de leurs amis. Je n'étais ni assez jolie, ni assez intelligente, ni assez sportive, ni assez créative. J'ai grandi en ayant l'impression d'être le vilain petit canard. Il aura fallu des années de thérapie, un amoureux patient et des copines bienveillantes pour que j'accepte enfin de croire en moi.
Coralie, 43 ans

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A ma grossesse, mon corps a morflé. Ne nous voilons pas la face. Moi, la pépette qui paradait avec sa silhouette zéro défaut, je me retrouvais à la naissance de mon fils avec des vergetures sur tout le ventre, les seins, les cuisses... tout avait craqué. d'immenses zébrures parcouraient ma peau. J'ai détesté la grossesse et ce corps qui ne m'appartenait plus. Pendant les années qui ont suivi, je ne me suis pas oubliée, non pire : je me suis cachée. Je voulais juste être invisible, j'avais honte de mon corps. Aujourd'hui, je ne peux pas dire que je m'aime. ça va un peu mieux. J'adore mon fils... mais moins les traces qu'il m'a laissé.
Karine, 36 ans

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Mon ex m'a dit un jour qu'il n'était pas avec moi pour mon intelligence. Ok, je l'ai quitté mais il a emporté avec lui mon estime de moi. Je me suis trouvée tellement nulle, inculte et idiote. Tout ce qu'il a gagné c'est que j'ai repris mes études, obtenu un diplôme et que désormais je vis la vie que j'ai toujours voulu. Non mais !
Tess, 26 ans

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Je ne sais pas trop pourquoi je me suis oubliée. Quand j'essayais des vêtements, je trouvais que rien ne m'allait. Pareil pour le maquillage. Je sortais qu'avec des types qui n'avaient pas envie de relation sérieuse. A chaque fois c'était un fiasco. Mon job ne m'éclatais pas plus que ça. Je n'avais pas de passion. J'habitais loin de mes amis et de ma famille... J'ai commencé à sombrer dans la déprime. Je crois qu'on peut même dire que j'ai fait une dépression. Plus rien n'avait d'importance. Et moi encore moins. Dans cette période difficile, ma mère m'a toujours soutenue et aidée. Grâce à elle j'ai repris du poil de la bête et entamé un travail sur moi.
Alice, 34 ans

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La différence. Je suis différente. Enfin je le crois. Je ne trouve pas ma place dans la société actuelle. Elle n'a pas mes valeurs. Je ne me sens nulle part à ma place. Alors j'essaye de faire le moins de bruit possible et de passer inaperçu.
Manon, 22 ans

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Ado, j'ai eu beaucoup de mal à accepter le corps qui change. A 11 ans, j'avais déjà des seins. Et pas qu'un peu. J'avais déjà un corps de femme en fait et ça ne collait vraiment pas avec ce qu'il y avait dans ma tète. Je jouais encore un peu à la Barbie ! Très vite, j'ai cultivé un look provocateur. Je ne m'aimais pas mais je me montrais. Je voulais qu'on me voit, qu'on se retourne sur moi. Je me maquillais trop, je portais des couleurs vives. Tout était fait pour que l'on me croit sûre de moi et forte. La mascarade ! Et puis j'ai vieillis, j'ai appris à me regarder autrement et à transformer mes "défauts" en atouts ! Je vous rassure aujourd'hui j'aime toujours l'originalité et les couleurs pétantes !
Genny, 38 ans

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